jeudi 29 août 2013

SAINTE LUCIE


St Lucie a été découverte en 1502 comme la Martinique lors du 4ème voyage de Christophe Colomb
Au long de son histoire l'île fut française à trois reprises, d'où le riche héritage de sa propre culture créole teinte d'influences françaises et le créole parlé comme deuxième langue par la plupart des insulaires. En 2008, Sainte-Lucie compte 172 884 habitants. 81 % de la population sont d'origine africaine, 11,9 % d'origine mixte, 2,4 % d'origine indo-caraïbe ou indienne et une petite minorité d'origine européenne
Elle devint état du Commonwealth en 1967 et indépendante le 22 février 1979
L'anglais est la langue officielle du pays comme dans toutes les îles anglaises, mais le créole antillais est parlé par 80 % de la population et son usage officiel est en augmentation1. Il a évolué à partir du français, de langues africaines et du Kali'na.


 
 La baie de Rodney et la marina
Nous n'avions jamais eu l'occasion de faire le tour de l'île. Nos copains de Quintet José et Sylviane ayant leur fille Sarah en vacances, nous avons décidé de le faire ensemble

Le port de Castrie, la capitale qui compte environ 50000 habitants
Le tourisme constitue la première source de revenus du pays, avec 48% du PIB. La plupart de l'activité touristique est regroupée dans le nord de l'île, avec de nombreux hôtels, des marinas, et surtout le port de Castries ou de nombreux bateaux de croisière font escale. Toute la partie sud de l'île est beaucoup plus sauvage et les infrastructures touristiques y sont de taille plus modeste, on y trouve aussi nombre d'activités «nature». La majorité des touristes sont américains


La baie de Marigot qui est aussi un très beau mouillage

La ville de la Soufrière vue d'en haut, c'est dans le sud de l'île qui est moins touristique et plus authentique

La Soufrière avec en arrière plan les deux pitons. C'est la deuxième ville de l'île et fut fondée par les français en 1746

L'équipe des touristes

La cascade du jardin botanique

De belles fleurs

Une partie des produits de l'agriculture de l'île
La seconde source de revenu de l'île provient de l'agriculture. Dans les années 60, la banane représentait 80% des revenus de l'île, dans les années 90 le gouvernement a décidé de diversifier la production en favorisant la culture de mangues et d'avocats. Viennent ensuite l'artisanat et les petites entreprises. Sainte-Lucie a également crée un important site de stockage et de transit de produits pétroliers qui occupe une bonne place dans l'économie de l'île.


Le restaurant où nous avons mangé

Le volcan de la Soufrière avec ses vapeurs de souffre

En bas du volcan il y a des sources chaudes

On s'enduit d'argile prise au pied de la soufrière, ensuite on laisse sécher et après on se rince dans une eau autour de 40°. Bien sur ce sont toujours les même qui font les expériences, les plus courageuses!!!!

Nous avons fait tout le tour de l'île en partant par la côte sous le vent et en revenant par la côte au vent. Le dernier petit port de pêche avant de revenir à Rodney baie où nous avions laissé nos bateaux au mouillage
Nous sommes très contents d'avoir découvert cette île  avec ses deux côtes très différentes et maintenant nous la connaissons un peu mieux vu que c'est la plus proche de la Martinique et que nous nous y arrêtons à chaque fois que nous descendons dans les Grenadines.
Des amis de Quintet  Jean Maud et leurs enfants Adrien et Malo sur leur cata  Soum Paradise sont venus nous rejoindre pour descendre avec nous



jeudi 8 août 2013

TOUR DES YOLES DE LA MARTINIQUE

UN PEU D'HISTOIRE

Au départ c’étaient les pêcheurs qui utilisaient la yole pour aller à la pêche. Ils mettaient la voile pour revenir de leur lieu de travail et se lançaient des défis : il s’agissait de ne pas arriver le dernier sinon ils perdaient le produit de leur pêche. Plus tard des courses sauvages furent organisées le dimanche, il y eu un tel  engouement du public que des courses furent programmées lors des fêtes patronales, puis en 1984 naquit l’association « Société des Yoles Rondes de la Martinique » et le premier tour.

DÉFINITION


La yole ronde est une embarcation légère, sans quille, sans lest, sans dérive à faible tirant conçue par assemblage de planches ou bordés fixés horizontalement sur une ossature faite de membres. C’est une pagaie à la place du safran qui sert de gouvernail et à godiller par vent faible, elle  pèse entre 700 et 800kg, mesure 10,50m, peu supporter plus de 80m² de voilure. L’équilibre de l’embarcation se fait par le poids des hommes qui se déplacent plus ou moins vers l’extérieur sur les bois dressés donc gros problème de stabilisation ce qui explique les nombreux dessalages (retournement de la yole)


Nous avons donc  assisté au 29éme tour de la Martinique des yoles qui a eu lieu du 28 juillet au 4 aout car le départ ainsi que l’arrivée se faisait au Marin. Elles étaient  18 avec à bord chacune le patron et 13 hommes dont 3 pour tenir la pagaie. C’est  une semaine de fête pour les Martiniquais ainsi que pour de nombreux vacanciers cette course étant de plus en plus connue à travers le monde. Tout ce qui flotte est sur l’eau. Les sponsors louent des  catamarans, il y a les bateaux suiveurs des yoles avec voiles et mat de rechange, les bateaux de sécurité, les gendarmes, les pompiers et la SNSM ainsi que de nombreux jet-ski qui transforment le plan d’eau en bouilloire et parfois gênent les yoles. Nous  avons suivis les départs du prologue et de la première étape du Marin, puis ensuite l’arrivée à St Anne et celle de la dernière étape au Marin


Un beau départ groupé
Elles sont encore groupées et suivies
Ensuite cela s'éclaircit
Les catas qui se mettent au milieu et gênent parfois les yoles
Un passage de bouée
Différentes positions des équipiers sur leurs bois dressés afin de maintenir l'équilibre de la yole suivant l'allure et la force du vent

Un dessalage juste avant l'arrivée
La yole des vainqueurs à leur arrivée sur la plage du Marin, dernière étape. Cette yole a remporté 5 étapes sur 7 et a fait un parcours sans faute du à la coordination de l'équipage qui était très bien entrainé
La yole du Marin qui avait gagné le tour l'année dernière et qui arrive 3ème cette année
Les 3 premières réunies à leur arrivée la plage du Marin devant la foule et les ovations des supporters qui les attendaient. Ils étaient là depuis le matin de bonne heure pour ne rien louper
Une belle arrivée
Lorsque la yole arrive après la voile roulée et le mat sorti, elle est tirée sur le sable
Ensuite elle est mise à l'envers et posée sur un support, vu son poids il faut être nombreux équipiers et supporters mettent la main à la pâte.
On nous a dit que pour faire un bon équipage il fallait 3 ans à condition que ce
soit toujours la même équipe durant cette période





mardi 30 juillet 2013

ANSE MEUNIER ST ANNE

LA PÊCHE A LA SENNE

Nous avions décidé d'aller jusqu'aux Salines par la trace (un sentier à travers la forêt) et en passant devant l'Anse Meunier nous avons vu des pêcheurs, nous sommes approchés et avons décidé de rester là pour assister à la remontée du filet

 
 Cette pêche se pratique depuis la plage avec un filet d'une longueur qui varie entre 200 et 600 mètres. Elle peut mobiliser plus de 20 personnes ainsi que plusieurs embarcations. Une fois déployée en arc de cercle, les tireurs sont charger de tirer la senne à terre. Cette opération est dirigée par le maître senneur  depuis une embarcation. Des plongeurs en apnée sont chargés d'éviter son accrochage au fond
Si l'on veut on peut participer au tirage du filet ce que Bernard a fait

 Le filet presque entièrement ramené sur la plage
 
 Une tortue qui s'est retrouvée prise dans le filet et qui a été remise à l'eau, elle n'a pas demandé son reste

 La pêche

La pêche suite
Les participants ont le droit de prendre des poissons. Nous n'ayant pas de glacière n'avons pas voulu, c'était juste pour participer et voir que ce n'est pas facile.
Cette technique de pêche est d'ailleurs en recul sensible et ne se pratique que sur quelques plages




lundi 22 juillet 2013

LA TEMPETE TROPICALE CHANTAL


Nous sommes revenus au Marin le dimanche 7 car nous avions des  rendez vous médicaux. Il y avait une onde de prévue comme d'habitude avec pluie et vents de 30 35n. Elle s'est transformée en tempête tropicale à l'approche de la Martinique

La météo prévoyait des vents à 30n avec rafales à 45, donc gérable et au dernier moment un autre site a prévu des vents de 40n avec rafales à 60 trop tard pour se déplacer. Elle est passée entre St Lucie et le sud de la Martinique. Nous étions bien mouillés dans 6m d’eau au Marin qui est au sud. Nous avons rallongé la chaine de 40 à 80m, ajouté un poids de 5kgs, plié le bimini, enlevé les tauds, relevé l’annexe sur le portique. Jusqu’à 40n on gérait puis le vent est monté de plus en plus et vers 45n Bernard a mis le moteur pour soulager le mouillage et était à la barre. A partir de 50n impossible de rester face au vent nous tirions des bords et  à force d’avoir des rafales à 60n nous avons commencé à déraper. On s’approchait dangereusement d’un bateau attaché à un corps mort derrière nous et Bernard se battait à la barre afin de l’éviter avec en plus les bateaux qui dérapaient avec personne à bord et en entrainaient d’autres. Nous avons décidé de relever l’ancre avec un peu de difficultés et avons remouillé un peu plus loin avec la même longueur de chaine, sans le poids qui avait disparu. Le vent nous a mis en travers, le bateau s’est couché, l’annexe a touchée l’eau et s’est un peu retournée, sans dégâts juste la perte de l’écope et la rallonge de l’accélérateur du H.B.. La visibilité était de 30mètres environ et la pluie arrivait à l’horizontale avec une telle violence qu’on aurait cru qu’il grêlait. Le combat a durait 3h 30 avec un maximum de stress
On voit à peine le bateau à notre tribord
Bernard entrain de lutter à la barre
 Bilan : pour nous pas de dégâts seul le stress, des bateaux échoués sur les cailles, d’autres qui ont joué aux autos tamponneuses. A terre, des arbres couchés beaucoup de bananiers à terre, des villes sans électricité, certaines personnes sont restées 2 à 3 jours sans et ce n’était qu’une tempête alors un cyclone nous  ne voulons même pas l’imaginer. Nous avons vécu celle-ci et ne désirons surtout pas en revivre une autre.

  P.S. Pendant quelques minutes l'anémomètre s'est bloqué et nous avons appris plus tard qu'à un moment le vent est monté à 78n enregistré par l'anémomètre d'un professionnel. Nous en avons déduit que c'est à ce moment là que notre anémomètre s'est bloqué et que le bateau s'est couché.
Nous sommes maintenant revenus de nos émotions et la météo est redevenue calme. les ondes sont tout à fait gérables avec des vents ne dépassant pas 30n. Nous naviguons entre le Marin et St Anne en attendant le tour de la Martinique des yoles


vendredi 19 juillet 2013

MARTINIQUE ST ANNE

LA FERME AURORE
le 06 07
 
Nous étions venus au mouillage à st Anne pour se baigner car au Marin ce n'est pas agréable, l'eau n'est pas très propre. Nous avons entendu que cette ferme faisait une manifestation. Le problème étant à pieds il fallait savoir où elle se trouvée. Nus sommes allés à l'office du tourisme où la personne très sympa a téléphoné pour savoir comment s'y rendre. En fait elle se trouvait à 2,5, 3kms donc tout a fait faisable. Nous nous y sommes donc rendu .
 
Comme le dit la banderole c'est pour promouvoir le bœuf local.
En arrivant nous avons vu une file interminable de voitures qui avait du mal a se garer, nous étions mieux à pieds
 
La queue des personnes pour acheter de la viande, n'ayant pas de glacière, nous n'avons rien acheté, la vente étant le matin et la manifestation durait jusqu'à l'après midi
 
 Nous avons eu droit à un cours sur l'insémination artificielle. Il n'est pas facile d'importer du bétail depuis la métropole alors ils font venir du sperme afin de faire des croisements et éviter la consanguinité. Nous ne savions pas que cela existait, n'étant pas dans le monde agricole
 
 La cuisse qui a été découpée pour le repas où l'organisation n'était pas au top. Il faut dire qu'il y avait 300 personnes

 La file  avec aux mains leurs assiettes. Nous avons fait des connaissances étant à une table avec des Martiniquais  dont un vivait en Métropole et était là pour ses vacances. Nous avons passé une excellente journée. Au retour nous avons fait la moitié du chemin debout à l'arrière d'un pick-up