mardi 2 août 2016

CURACAO SUITE

 Comme je vous le disais,notre moteur Perkins qui avait 31 ans nous a laché et le mécano de Spanish Water Joe nous le remplace par  un Mitshubishi. 
Nous sommes donc partis à Royale marina dans la baie de Piscadera le lundi 20/06 et nous nous sommes mis dans la darse où l'on sort les bateaux. Le mardi 21 avec l'aide d'un camion grue après le débranchement de tous les fils et cables, le Perkins a quitté Sonate.
Nous avons nettoyé la cale, fait des modifications et l'avons préparée pour recevoir le Mitsubishi

Le Perkins encore dans sa cale
Il commence à s'elever, pour cela nous avions du enlever l'escalier 
Nous l'avions entouré de plastique à cause de ses fuites d'huile 
 Voilà au revoir et merci pour ses bons services
La cale nettoyée et repeinte, une isolation neuve , cables et tuyaux repassés correctement puisqu'elle était vide
Joe entrain de modifier les varrangues pour recevoir les cylinblocs
 Deux longerons vissés et collés à l'époxy car le nouveau moteur est plus étroit
La descente du Mitsubishi guidé par Joe
 Il faut le maintenir afin qu'il ne touche pas les boiseries
Bernard au palan pompant comme les "Shadocks"
Le moteur en place et raccodé avec son ventilateur extérieur. Je n'aurai plus à nettoyer l'huile sous le moteur ce qui va me changer la vie
Les manoeuvres de la darse à notre place se font avec des ossières vu qu'il n'y a plus de moteur. Nous sommes restés à la marina chantier 19 jours entre le changement de moteur, les modifications de la cale, diverses bricoles (réparation de l'annexe, remplacement du vaigrage de la salle de bain, travaux en tête de mât) et biensur après tout cela le nettoyage du bateau qui en avait besoin.

Le samedi 09/07 nous sommes revenus après une halte pour le repas du midi dans une baie voisine au mouillage de Spanish presque à la même place que lorsque nous l'avions quitté. le déplacement c'est bien passé, le moteur a très bien fonctionné par contre le pilote lui est devenu fou "peut être regrettait il son ancien moteur"!!!!!!, non ce n'est qu'une coïncidence 

Comme il fallait faire entre 20h et 50h de moteur afin de faire la première vidange par l'installateur pour la garantie nous sommes repartis le lundi 18 naviguer le long de la côte sous le vent. En sortant nous avons testé le pilote car nous avions mis de la graisse silicone sur le compas nous ayant dit que cela pouvait venir de celui ci, il refonctionne à merveille

L'entrée de la baie de Fulk à côté de Spanish, notre premier mouillage
La carrière, elle ne dénature pas trop
Sonate au mouillage devant la plage
L'entrée de la baie de Piscadera qui fut notre second mouillage
L'entrée de la baie de Santa Marta le troisième 
Des gamins s'amusant à plonger, nous avions mis l'annexe à l'eau pour faire le tour de la baie
 Sonate à l'ancre devant le petit port de pêche, nous avons ensuite fait demi tour et sommes revenus à Spanish 
Nous avons fait aussi quelques balades à pieds autour de Spanish, aux Salines et à la plage de Papagayo 

Les salines et un bel oiseau qui n'a pas peur des épines
Une belle 2 chevaux vu sur le parking devant laquelle nous sommes restés en admiration
 
Quelques images de Papagayo qui est l'endroit où se trouve tous les hôtels avec une nouvelle attraction dont nous n'avons pas retenu le nom

Voilà maintenant la vidange est faite, le bon de garantie signé, l'avitaillement fait. Nous allons donc quitter Curaçao et prendre la direction de Grenade en passant par les Avès et Roquès. Nous vous disons donc à bientôt





jeudi 9 juin 2016

CURACAO

Curaçao (Kòrsou en papamiento)

 est une des îles sous le vent (Aruba, Curaçao, Bonaire), formant un pays ou territoire autonome à part entière au sein du Royaume des Pays Bas depuis la dissolution de la fédération des Antilles néerlandaises le 10 octobre 2010
La population de Curaçao provient de multiples origines : Indiens d'Amérique, Africains, Néerlandais, Espagnols, Portugais, Libanais, etc, ce qui donne une grande diversité ethnique et culturelle. En témoigne le papamiento, créole basé sur une multitude de langues et qui est la base de la communication sur l'île.
Curaçao est fortement influencé par les Pays Bas à cause des siècles de la colonisation. L'héritage néerlandais est encore très présent dans l'architecture coloniale et post-coloniale, le système judiciaire, l'éducation, les mouvements de population (de nombreux étudiants partent chaque année étudier aux Pays-Bas, 4 % des Curaciens sont nés aux Pays-Bas, 100 000 habitants de Curaçao vivent désormais aux Pays-Bas et 40 % des touristes viennent d'Europe).
La majorité de la population est d'origine africaine, descendante des esclaves noirs affranchis en 1863. Leur héritage est présent dans les influences africaines du papiamento, le genre musical appelé Tambu, la cuisine, les religions…
Nous sommes bien au  mouillage de Spanish Water qui est très abrité, est à une 1/2h de la capitale Willemstad par le bus de ville qui passe toutes les heures et où nous avons plusieurs services
Quelques photos du mouillage

L'entrée du chenal de Spanish Water
Une partie du mouillage
 
 Le bus gratuit qui nous prend tous les jours pour aller au super marché et aux ships, un des services avec l'eau livrée au bateau que nous apprécions énormément
Un des couchers de soleil que nous admirons le soir

De la ville de Willemstad

 Le pont piétonnier qui relit les deux côtés de la ville
 Le bateau de nos amis Nicole et Guy passant devant les batiments pour aller à la marina où ils vont laisser le bateau pour rentrer en France
 Le pont s'était ouvert pour les laisser passer
On s'amuse un peu
La roulotte où nous achetions nos jus de fruits frais qui sont excellents et où il y a plein de choix

Du tour de l'île

 Un peu insolite cet avion à côté de cette maison en ruine et surtout le panneau de Century 21 avec à vendre
 Un beau groupe de flamands roses
 Une belle baie et plage très réputée pour la plongée sur la cote Sud Ouest (cote sous le vent)
 Les chèvres vont elles à l'église!!!!!!!!!
 Une autre baie toujours sur la cote Sud Ouest
Avec de la peinture et un peu d'imagination on peut transformer des racines d'arbre
Vous voyez nous ne nous ennuyons pas, il y a plein de choses à faire, la population est très agréable et de plus il fait toujours beau. Cela ne nous gène donc pas d'être bloqués sur cette île en attendant le changement du moteur




dimanche 15 mai 2016

SANTA MARTA CURACAO

Nous avons donc quitté comme prévu le lundi 18/04 Santa Marta avec la petite fenêtre que les capitaines avaient vu. Malheureusement cette fenêtre n'est pas restée ouverte Eole et Neptune n'ont pas voulu être agréable avec nous !!!!. Nous nous sommes donc réfugiés dans la baie du Cabo de la Vela le mercredi 20 où nous sommes à l'abri après deux jours de navigation très mouvementés avec un vent de 20/25N avec des rafales à plus 30N au lieu des 10/15N annoncés et bien sur le vent de face. Les capitaines avaient vu que nous pouvions trouver ce refuge au cas ou la fenêtre se refermerait, ce qui c'est produit.
Pour information,la région entre Carthagène et le Cabo de la Vela qui se trouve dans le désert de la Guajira au NE de la Colombie (région des indiens Wayuu) est surnommé le Cap Horn des Caraïbes, cinquième endroit le plus dangereux au monde. Lorsque la météo annonce 20N de vent, il y a 30 à 40N à cet endroit. A cause du courant et des fonds qui remontent des vagues très importantes déferlent. Le plus facile est de le passer E/W et bien sur nous nous sommes à l'envers (d'autres l'ont fait avant nous).
Il y a 2 périodes favorables pour le passer, entre le 15/04 et le 15/05 et l'autre avant l'automne.

Nous ne sommes pas malheureux dans notre refuge. On pensait qu'il n'y aurait rien car lorsque nous étions venus avec le 4x4 nous n'avions pas vu grand-chose, eh bien non!!!!Bernard et Guy sont descendu à terre le jeudi matin au club de Kite Surf où une des responsable colombienne Camila qui parle très bien le français leur a changé des dollars en pesos (on les avait tous fini à Santa Marta). Ils ont trouvé du gas-oil que les pêcheurs nous ont livré aux bateaux, car ayant poussé les moteurs il nous en manqué pour continuer. Ils ont pu avoir une météo avec le club par un ami de Camila qui malheureusement partait le lendemain
. Nous avons acheté une puce d'ici , elle fonctionne sur le téléphone mais pas sur l'ordinateur, alors nous avons fait appel à des copains à terre et aux enfants. Autrement nous ne sommes pas malheureux, les pêcheurs viennent nous vendre du poisson , à terre il y a quelques approvisionnements (légumes, fruits, pain), en attente d'une fenêtre que nous espérons arrivera quand même assez rapidement. 

 Les pêcheurs venant nous vendre du poissons
 La pharmacie
 Le centre de santé
 La réserve pour l'eau car ici il n'y a pas l'eau courante, des camions citernes livrent l'eau
 La carte de la Gualija
 
 Un kite surfeur avec en fond nos bateaux au mouillage
 Au stand du kite de Camila
 Camila revenant de faire un tour
 On essaye de faire fonctionner la puce sur l'ordi en vain!!!
 Nous nous sommes offert un plat de langoustes cuisiné à leur manière excellent
Une petite indienne a adopté Bernard, les enfants sont tous souriants comme les adultes
 Les marchands de fruits et légumes à tous les deux ils se complètent

La fenêtre est arrivée le jeudi 28 et à 17h nous levions l 'ancre. Pour nous dire au revoir nous avons eu droit à un orage sec (sans pluie) avec des éclairs impressionnants que nous surveillions quand même et c'est passé à coté. La première nuit c'est bien passée pas trop de houle, par contre la seconde, c'était la machine à laver. Nous nous sommes donc arrêtés le samedi 30 sur l'île d'Aruba devant la plage pour se reposer et nous couper la route.
On comptait repartir le dimanche, le vent étant encore fort nous ne sommes repartis que le mercredi 04/05matin à 9h pour Curaçao

 une partie des hotels que nous voyons depuis le mouillage
C'est très touristique, un parachute tiré par un bateau à moteur très pratiqué

Nous n'avons pas pu aller directement à Spanish Water car le copain a eu un problème de moteur et ne pouvait pas entrer dans le chenal sans. Nous nous sommes donc arrêtes dans une crique au nord à Boka Santa Cruz, là ils ont fait redémarrer le moteur et nous sommes repartis le lendemain à 6h pour Spanish Water où nous sommes arrivés le vendredi 6 mai à 16h, nous y sommes bien ancrés et sommes bien contents d'être arrivés. Maintenant cela va être visite, bricole et farniente, nous y étions venus en 2012 par contre nos amis ne connaissent pas, nous avons trouvé quelques changement notamment qu'il y a beaucoup moins de bateaux qu'il y a 4 ans.

Le mouillage de Spanish Water où nous sommes en attente de notre départ pour la Martinique
Pour le copain la panne venait du gasoil de mauvaise qualité acheté aux pêcheurs et tout est rentré dans l'ordre.
Pour nous, notre consommation d'huile anormale depuis les San Blas 1,25l toutes les 10h, le dianostic du mécano (que nous avions connu il y a 4 ans et qui est bon) est tombé: segments et chemises à refaire
Après 31 ans de service et près de 10000h, les répérations, car il peut y avoir des surprises, seraient plus élevées qu'un moteur neuf. A part la douloureuse pour le porte monnaie nous sommes bloqués ici pour au moins 6 semaines, ce qui repousse notre rentrée en Martinique pour après la saison cyclonique. l'île est agréable donc nous ne serons pas malheureux